rencontre baise
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Te faire monter au septième ciel, aux Enfers, là en pleine mer, une rencontre inoubliable, une baise mémorable… Éviter même les Purgatoires, sous des cieux plus cléments ; proscrire le Paradis sur cap, falaise et promontoire. Fou depuis toujours, - fondu dirais-tu -, des phares, comme des phrases, c'est en découvrant Cordouan que je compris que c'était là que j'établirais mon repaire. J'avais besoin de repères, celui-là me semblait le seul idoine. Isolé, loin du monde, érigé à même les vagues, au cœur des éléments, pris dans toutes leurs tourmentes, les dominants j'espère. Je comptais devenir le fondu de Cordouan, fondu phallique loin de toute terre, m'identifiant au phare, là, au large de tout Finistère.


Me voulais-je loup solitaire, défiant l'océan ? M'y enfermer des jours et des nuits durant, juste avec dans mes cantines, assez d'encre et de papier en sus de quelques flacons de rhum jamaïcain et des inévitables rations de biscuits, ceux des pirates de mon enfance ?
Non, je ne désirais surtout que te convaincre de m'y rejoindre, d'embarquer toi aussi sur un frêle esquif, de franchir les quelques milles marins qui séparaient la pointe de Graves de Cordouan. J'allumerais pour ce faire toutes les nuits, feux fixes, clignotants et feux colorés en un ballet ivre de lumières, sans précédent, de mémoire de capitaine.

Je me sentais aussi incandescent que les lanternes du phare, je banderais l'arc de toutes ses lampes. Jusqu'au moment où grisée par les embruns sur la grève de la plage océane, irrémédiablement attirée par ces feux follets multicolores, tu embarquerais pour un voyage sans retour, comme on appareille dans un rêve.
Cordouan était phare royal, royal il le serait pour toi. Déjà mentalement, je transformais les anagrammes sculptées dans la pierre au fronton du phare. Non, ces L.M.T. entrecroisés, ne rappelleraient plus jamais le souvenir de ce couple de commanditaires royaux. Dorénavant, ils ne seront plus que les essentielles abréviations de Là, Moi & Toi, entrelacés, souvenirs de nos plus brûlantes étreintes.

Non, une simple salle de quart n'était pas assez digne de toi : il fallait, comme il existe à Cordouan, un appartement royal. Ce jour-là, tu fendras les flots pour me rejoindre, c'est là, en cet appartement, que d'un coup de rein, je te fendrai en deux. Mieux même, à l'étage supérieur, en cette chapelle aux cinq niches, je te coucherai sur l'autel de marbre dans un geste de sublime dévotion à ton temple secret, intime écrin de tous les désirs, de tous les plaisirs, renouant avec les sens les plus sacrés, m'abreuvant à ta conque, coquille nacrée.
Déjà j'imaginais ton arrivée, déjà je lisais le phare au creux de mes fantasmes, chaque chose y prenant un sens particulier ; le phare lui-même saillant les flots, mon désir colimaçant l'escalier, ses 310 marches comme autant de paliers, l'oculus profond qui le traverse de part en part, œil ouvert et profond sur le roc de ses reins, ses terrasses circulaires comme autant de pauses et de suspensions menant au paradis, entre ciel et mer, entre l'écume des lames et l'éclair du fanal...

J'imaginais t'aimer sur chaque marche de l'escalier, t'y saillir empalée ; j'imaginais te dénuder sous la lanterne, offrant tes seins de rêve au vent, aux embruns, à l'océan, aux capitaines croisant lointains, fier de leur montrer ta beauté. Et de leurs cornes de brume, ceux-ci salueraient nos étreintes enfiévrées. Tantôt je nous imagine nichant dans la pierre, aux creux des tempêtes, tantôt je regarde les lames en vagues dansantes tendre vers ton giron. Érigé sur le roc, je m'engloutis en toi, liquide, tu me submerges et me noies de toi. Je suis ta balise, le feu brûle en toi. Le phare t'habite, me diras-tu.

Mon désir grimpe le long du phare, le plaisir en redescend étage par étage ; durant de longues heures, il y tournoie, s'engouffrant, tourbillonnant au cœur de la tour, bousculé, chahuté contre les murs circulaires, caressant les voûtes, n'ayant d'autre échappatoire que de jaillir vers la lumière dans un sublime éblouissement. Chaque marche du phare se souviendra de ta peau, chaque marche de mes mains sur toi. Et les mugissements de la mer se fondront en une plainte sur tes lèvres. Fondu de Cordouan, je suis fondu de toi, fondant entre tes lèvres dans une écume salée et marine. Certes, loin du monde, Cordouan phare de mer est aux Enfers, mais divine prison d'une échevelée passion.

C'est elle qui dorénavant brillera dans la nuit.

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