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Chaque année, je consacrais plusieurs mois à mon sport favori, travaillant le soir ou par correspondance, m'entraînant toute la journée. Sur la glace, j'éprouvais une immense sensation de liberté et de légèreté, j'étais un oiseau-lyre !
Un jour, quelqu'un vint me dire : "Maestro veut te voir, tu as de la chance, c'est toi qu'il a choisie". Je regardai dans la direction indiquée et aperçus un être bizarre, incongru, adossé à la barrière : c'était un homme plutôt âgé, très mince, vêtu d'une redingote noire et d'une longue écharpe blanche ; il avait dû confondre la piste avec une salle de concert.

Presque tout le monde était en survêtement, deux ou trois seulement en tunique ou collant.
Poussée par la curiosité, j'allai lui demander ce qu'il me voulait, ce que cela signifiait. Il
sourit en me répondant de façon sibylline : "Chaque fois que je viens, je choisis ou ne choisis pas. Je vous ai choisie. Si vous me faites confiance et vous abandonnez, je vous ferai découvrir une autre dimension." J'eus envie d'essayer. Il m'entraîna au centre de la piste, il glissait sans à-coups, fluide, souple, puissant, précis. Pour la première fois, j'essayais de patiner en couple, ce n'était pas évident.

Il entreprit bientôt de me guider, de me donner des conseils techniques simples, efficaces. "Nous allons commencer par la valse ; si vous y arrivez, vous pourrez tout." Cela me semblait facile, mais il ne concevait que la perfection…
Les jours se succédaient, et je ne pensais plus qu'à revenir sur la glace, tremblant à l'idée
qu'il aurait peut-être disparu. En général, il arrivait le premier. Et je commençai non seulement à progresser mais encore à réaliser ce que je croyais jusque-là impossible ! Je n'avais pas peur, il dirigeait tout, ne laissait rien au hasard, et même les portées me semblaient enfantines : il m'enlevait dans ses mains comme un fétu de paille et je volais, les bras ouverts tendus vers le ciel.

La valse aussi devenait tourbillon d'ivresse et de sensualité exacerbée.
Un soir, je ne tins plus, je voulais savoir qui il était. Tout le monde l'appelait "Maestro", je pensais que c'était universel. Je fis la tournée des hôtels, à la fois honteuse et intriguée. Personne ne connaissait ce sobriquet. Je finis par entrer dans le seul bar d'ambiance de la station, où je retrouvai des copains de mon âge. Je leur expliquai l'objet de ma recherche. Le Maestro venait là tous les soirs, il restait seul pendant une heure et repartait. Je repasserais. Le lendemain, j'arrivai à l'heure indiquée, après une journée de rêve sous sa conduite.

Il était bien là et je m'assis à sa table, en silence. Il me regarda un long moment avant de lancer doucement : "Je vous comprends, mais vous avez tort. Notre relation ne peut être fusion, osmose, que si elle passe par le désir entretenu. Si vous vous donnez à moi, je vous recevrai, j'en ai envie aussi, mais nous tuerons tout ce qui existe entre nous et vous ne progresserez plus. Je ne veux pas choisir quelqu'un d'autre et je devrais partir."
C'était difficile à comprendre sur le mo ment, mais le temps qui suivit me l'expliqua. Le désir frustré, permanent, nous projetait dans cette fusion, vers une harmonie complète : je savais qu'il ressentait la même chose que moi et je m'abandonnais totalement.

Chacun donnait à l'autre le meilleur de lui-même, tout lui-même, dans une passion interdite.
Quelques mois plus tard, une patinoire ouvrait dans ma ville : je fus l'une des premières à en inaugurer la piste. Il me manquait un partenaire et j'en choisis un parmi les trois possibles. Je fus aussi mystérieuse que Maestro. En quelques semaines, nous pûmes nous entendre, mais les portées étaient moins sûres, j'avais parfois peur de piquer du nez. Je rencontrai ensuite un autre patineur, expérimenté ; notre association coulait de source, et je retrouvai avec lui les joies tout juste perçues, même s'il manquait la caresse de la redingote et de l'écharpe.

J'avais oublié le message et au bout de quelques semaines, nous eûmes envie de nous retrouver en dehors de la patinoire. C'était bien, certes, mais je pus constater très vite que le désir, satisfait, nous éloignait sur la piste, et que nous n'avions plus rien à faire ensemble.
Il est donc des fantasmes et des désirs qu'il ne faut pas assouvir pour qu'ils conservent leur pouvoir ! Des bonheurs qui se paient de la ride d'amertume ! Et que l'on ne peut regretter.

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