club couple
club couple

club couple

club couple

Membres présentement en ligne

Il ne reste plus beaucoup de ces trains mythiques que nous évoquions avec nostalgie, l'autre soir, et qui s'auréolent de tant d'images de légende ! J'aime les trains!
Impossible de me souvenir d'où je partais et où j'allais. Quand le lourd convoi s'ébranla, il faisait déjà presque nuit : je regardais ceux qui restaient sur le quai, agitant bras, mouchoirs, foulards, pour que leurs amis, parents, confrères, les identifient le plus longtemps possible. Je partais seule, voyageais seule, et le single que j'avais réservé me protégerait.
J'allai au wagon-restaurant, où je partageai une table avec un couple d'Allemands qui essayait de prononcer sans faute les noms de tout ce qui se trouvait sur la nappe.

Et je terminai la soirée dans le wagon-salon, confortable voiture où les fauteuils pullma n, la lumière tamisée, les tables basses et la moquette de velours rappelaient un club feutré. La convivialité de quelques heures s'y faisait bon enfant. Et la conversation futile s'orienta sur les trains au nom magique. Un habitué, semblait-il, lança à la cantonade : "Voyons, il ne se passe jamais rien dans ces trains, sauf dans les romans policiers et les rêves des voyageurs !" Il nous avait tous convaincus.
Quand je revins dans mon wagon, j'allai à la fenêtre sans allumer la veilleuse -sans doute longions-nous les lumières d'une ville, le serpent éclairé d'un pont...

J'avais encore les cheveux longs et j'aimais les lâcher dans le vent jusqu'à m'enivrer. En penchant la tête, j'aperçus un visage dans la pénombre, et j'eus honte, mais pour ne pas le montrer, je continuai de jouer avec ma chevelure. Le visage disparut, celui d'un homme d'environ quarante-cinq ans, le double de mon âge peut-être. Il me semblait beau.
Quelques secondes plus tard, la porte de mon compartiment s'ouvrait. Je pensai qu'il
s'agissait du contrôleur, mais ma couchette avait été préparée en mon absence. Il n'y eut pas d'autre bruit, j'étais inquiète et me retournai : devant moi se tenait mon voisin ; il ne souriait pas, mais les traits de son visage se découpaient face à la vague lueur extérieure et ses yeux semblaient noirs, son regard perçant, intense.

J'eus soudain la certitude que je ferais mentir l'esprit chagrin du wagon-salon et je m'appuyai le dos contre la vitre. Qu'allait-il se passer ?
L'inconnu s'approcha de moi, j'avais fermé les yeux. Il avait les mains douces, tandis qu'il parcourait la surface de mes vêtements. Il prit le temps nécessaire pour retirer lentement la veste et la jupe du tailleur, déboutonner le chemisier blanc. Entre chacune de ces étapes, ses mains couraient de nouveau sur mes flancs, ma poitrine, qu'elles faisaient gonfler d'anxiété et de trouble. Je ne pouvais bouger et le laissais faire, jamais je n'avais vécu de tels instants.

Bientôt, je n'eus plus sur moi que mon léger slip blanc et la caresse de plus en plus insistante des mains. Malgré ma retenue naturelle, je sentis un appel venu des profondeurs, j'oubliai ma pudeur et ma timidité, l'incongruité de la situation, et me plaquai contre lui. J'adorais cette sensation de la nudité au contact du costume de ville et me lovai pour la multiplier. Je me sentais féline, serpent peut-être, mais inoffensif. Je perdais la tête et chacun de mes mouvements, de plus en plus audacieux, frénétique, était une invitation.
Nous restions silencieux, seuls nos corps qui se répondaient témoignaient d'une vie, dans ce compartiment.

L'intensité montait et il finit par me faire allonger doucement sur la banquette : il prenait autant de précautions qu'avec une porcelaine fragile. Je ne sais pas combien de temps durèrent nos ébats, mais nous nous endormîmes enlacés sur le lit étroit.
Le lendemain, quand la voix sourde du contrôleur me réveilla, il n'était plus là. Nous n'avions pas échangé un mot. Sur mes vêtements, qui gisaient comme une flaque sur le sol, je vis une rose : où l'avait-il trouvée ? Lors d'une longue halte dans une gare quelconque? La SNCF avait-elle prévu que ces trains de légende ne transportaient pas que des rêves ?
J'eus le temps de prendre un rapide café dans le wagon-salon.

J'y retrouvai l'expert, qui claironna en souriant d'un air triomphal : "Alors, vous voyez bien qu'il ne se passe jamais rien dans ces trains !"

club couple sur jouer avec le fantasme


amateur couples renconre rencontre marseille sans culotte rencontre femme chaude rencontre-iles-de-la-madeleine.com sexi cam rencontre coquine Ain rencontre coquine nord rencontre bruxelles

Tous droits réservés - Réalisations TrémaR Inc. 2000-2015